MARGUERITE de NAVARRE

MARGUERITE de NAVARRE

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Marguerite-de-Navarre Il faut remarquer la coïncidence de l’année de la naissance de Marguerite de Navarre et de celle de la découverte de l’Amérique : 1492.
Marguerite est la sœur aînée de François I-er et tous les deux sont les enfants de Charles d’Orléans, comte d’Angoulême, cousin de Louis XIII et de Louise de Savoie.
Marguerite est une femme très engagée politiquement et religieusement dans les affaires de son époque. Lorsque son frère, François I-er est fait prisonnier à Pavie, elle dirige avec sa mère le royaume et se rend à Madrid pour négocier la libération de son frère.
Mariée au duc d’Alençon, Charles, elle reste veuve en 1525 et elle se remarie en 1527 avec Henri d’Albret, roi de Navarre, dont elle a une fille, Jeanne d’Albret, la mère du futur roi Henri IV.
Elle reçoit une excellente éducation qui s’ajoute à son intelligence lucide. Elle apprend l’italien, l’espagnol, le latin. Elle connaît l’œuvre de Dante, Pétrarque et les poètes de son école, Platon dont il elle veut diffuser la philosophie en France. Son esprit désireux de réformes l’a conduite vers le protestantisme : elle lit Luther et est en relation épistolaire avec Calvin.
Elle aime beaucoup son frère, François I-er et, comme lui aussi lui montre une grande affection, elle en profite souvent pour abriter chez elle des personnalités qui ne sont pas agréées par la Sorbonne et par le Parlement : Clément Marot, Bonaventure des Péries, Étienne Dolet, Jean Calvin jouissent tous de son appui. Même François Rabelais, qui lui dédie son Tiers Livre, fait partie de ceux qu’elle protège.
Souhaitant écrire une œuvre d’après le modèle du Décaméron de Boccace, elle est surprise par la mort, à 57 ans, sans avoir fini son ouvrage. Comme elle était restée au septième jour, on a appelé le livre l’Heptameron.
Elle a laissé aussi un poème d’inspiration platonicienne et protestante : Le Miroir de l’Âme pécheresse, condamné par la Sorbonne, une série de poèmes d’amour et une comédie – La Comédie du Mont-de-Marsan.
Quant aux nouvelles à l’imitation de Boccace, la première édition comprend seulement 67 récits, réunis sous le titre – Histoire des amants fortunéz, mais une année plus tard, on a renouvelé l’impression du livre, cette fois-ci, contenant 70 nouvelles sous le titre : l’Heptaméron, (5 dames et 5 chevaliers isolés dans les Pyrénées par par l’effondrement d’un pont, passent leur temps en se racontant des histoires).

 

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